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La raison d’être donne de l’énergie, les fake news nous en prennent : retour sur le 2e colloque Com-Mutations d’Entreprises et Médias

Auteur : Ziad Gebran | | Blog

Quel lien peut-on faire entre raison d’être et fake news ? A première vue, aucun. Si ce n’est que ce sont des enjeux majeurs auxquels le monde de la communication doit aujourd’hui faire face. Pour cette raison, Entreprises et Médias, l’association de directeurs de communication, a choisi de consacrer le nouvel épisode de son colloque Com-Mutations à ces deux thèmes.

Après une première édition en 2015, ce nouvel opus – que Little Wing a accompagné – a permis d’aborder, à nouveau, les grands changements qui traversent le secteur aujourd’hui : d’un côté, la recherche par les entreprises d’un « purpose » qui puissent aligner les intérêts de l’ensemble de ses parties prenantes ; de l’autre, la lutte contre les manipulations malveillantes de l’information.

Pour lire un compte-rendu du colloque par Olivier Cimelière :
http://www.leblogducommunicant2-0.com/humeur/conference-com-mutations-2-entre-raison-detre-et-fake-news-la-reputation-des-entreprises-est-en-jeu/

Pour avoir l’éclairage d’Hervé Monnier sur l’enjeu de la raison d’être dans les entreprises :
https://brandnewsblog.com/2019/02/03/23675/

Pour voir en vidéo les principaux enseignements de l’étude « Raison d’être et performance », réalisée par le Boston Consulting Group et par Entreprises et Médias :
https://www.youtube.com/watch?v=XAL5WSmI9FE

David Abiker, piquant animateur de l’événement, a tenté de tirer un trait entre les deux thématiques en les opposant : si la première était celle des personnes et organisations de bonne volonté, l’autre était celle des gens de mauvaise foi. Dans une brillante conclusion, Luc de Brabandère, philosophe et spécialiste de la créativité, qui avait la lourde charge de synthétiser une matinée entière de riches débats, a préféré résumer les échanges par cette formule : « La raison d’être donne de l’énergie, les fake news nous en prennent. »

A chaque table ronde, un panel de haut vol*, composés de points de vue complémentaires, de présentations théoriques et d’illustrations concrètes, ont permis d’éclairer les discussions. Il y avait bien quelque chose de commun qui se dégageait des deux tables rondes : le ressenti d’un fort besoin de repères (et d’humain) dans un contexte sociétal et économique de plus en plus liquide. En cause ? La tyrannie du court terme à laquelle nous sommes tous confrontés. La question du tempo semble essentielle dans la gestion de ces deux sujets.

Derrière les grandes thématiques purpose et fake news, le colloque Com-Mutations s’est révélé finalement être une fidèle miroir du monde dans lequel les directions de communication, et plus largement les entreprises, évoluent. C’était ça le fil rouge de l’événement.

* La première sur la raison d’être a réuni Karen Lellouche, directrice associée au BCG Paris, Christel Heydemann, présidente de Schneider Electric France, Caroline Guillaumin, directrice de la communication et des ressources humaines de Société Générale et Adeline Challoun-Kemoun Directrice des Marques, du Développement Durable, de la Communication et des Affaires Publiques du Groupe Michelin. La seconde sur la manipulation de l’information a réuni Albert Moukheiber, psychologue clinicien et docteur en neurosciences, Bruno Patino, directeur éditorial Arte et directeur de l’école de journalisme de Sciences Po, Pierre Duprat directeur communication du Groupe Vinci, Grégoire Lemarchand, adjoint à la rédaction en chef et responsable cellule réseaux sociaux de l’AFP.

 

Ziad Gebran