Vingt-et-une, c’est le nombre de mesures proposées cette semaine par les députées Virginie Duby-Muller, Agnès Firmin Le Bodo et Karine Lebon pour réduire les inégalités salariales entre les femmes et les hommes. Venues d’horizons différents, elles ont présenté cette semaine les conclusions de la mission d’information sur l’égalité salariale, devant la délégation aux droits des femmes.
Leur constat : les disparités se réduisent trop lentement, malgré les lois déjà adoptées. L’index de l’égalité professionnelle mis en œuvre dès 2019 pour les entreprises de plus de 50 salariés est un révélateur. Les sanctions prévues sont trop peu appliquées : 120 pénalités financières seulement ont été infligées entre 2021 et 2024. Les députées rappellent que l’écart de salaire entre femmes et hommes à poste et temps de travail égal était toujours de 4 % en 2023 selon l’Insee.
Face à cette réalité, elles invitent à repenser collectivement l’organisation, l’évaluation et la rémunération du travail afin de garantir aux femmes et aux hommes un même traitement. Elles proposent de renforcer l’accompagnement des entreprises de 50 à 250 salariés pour les aider à améliorer leurs pratiques. Mais aussi d’augmenter les équipes de l’inspection du travail pour veiller au respect des lois existantes ou en encore d’améliorer la présence des femmes sur le marché du travail, en augmentant l’offre des moyens de garde d’enfants.
À cela s’ajoute la volonté de transposer, sans rien y retrancher, la directive européenne du 10 mai 2023 visant principalement à améliorer la transparence en matière de rémunération dans les entreprises. Une tâche dont la France doit s’acquitter avant le 7 juin 2026.