Le processus des conférences annuelles de l’ONU sur le climat est « pris en otage » et « obsolète ». Telle fut l’opinion partagée par de nombreux participants à la COP30, en novembre dernier, où la nécessité de se passer du charbon, du pétrole et du gaz n’a pas été évoquée. C’est la raison pour laquelle, fin 2025, la Colombie et les Pays-Bas ont voulu planifier un sommet différent, rassemblant une cinquantaine de pays volontaires.
Ni la Chine, ni les États-Unis, ni l’Inde n’étaient présents à cette rencontre, qui a eu lieu cette semaine en Colombie, dans le port de Santa-Marta. Sa vocation : proposer un dialogue et des solutions aux nations souffrant le plus de la crise énergétique. Le nouveau contexte international et l’envolée du prix des hydrocarbures lui ont donné une résonnance inattendue.
La France a été particulièrement saluée pour sa feuille de route de sortie du charbon, du pétrole et du gaz d’ici 2050, une planification que les pays présents voudraient voir imitée à grande échelle. L’argument économique a porté davantage que l’argument climatique : rien qu’en France, le fait de passer de 60 à 30 % d’énergies fossiles dans la consommation finale d’énergie devrait faire diminuer la facture des importations de 20 à 40 milliards d’euros par an.
Le sommet de Santa-Marta n’a débouché sur aucune déclaration commune ni décision contraignante. Il servira à nourrir une feuille de route de sortie des énergies fossiles, qui sera présentée en octobre prochain, quelques semaines avant l’ouverture de la COP31 organisée en Turquie.