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Anthropic agite le spectre d’une « grande érosion » pour les cadres

  • Auteur : DECADE FOR CHANGE
  • lundi 16 mars 2026

Dans le célèbre jeu des mille euros de France Inter, ce serait une question « super banco » : quelles conséquences aura l’IA sur le marché de l’emploi ? Les chercheurs d’Anthropic, à l’origine du LLM Claude, viennent d’y apporter un début de réponse. Dans une étude publiée début mars, ils se sont penchés sur ce qu’ils nomment l’ « observed exposure », c’est-à-dire les tâches vraiment prises en charge aujourd’hui par l’IA dans un contexte professionnel.

Les métiers où l’exposition est la plus élevée actuellement se révèlent aussi être les plus qualifiés. Programmeurs informatiques, analystes financiers ou spécialistes du marketing figurent en première ligne. L’étude brosse un portrait-robot : ces travailleurs sont davantage susceptibles d’être plus âgés, de sexe féminin, plus diplômés et mieux rémunérés, selon Anthropic.

Pourtant, aucune hausse significative du chômage n’apparaît au sein de ces fonctions. Sans doute parce que les tâches couvertes aujourd’hui par l’IA ne représentent qu’une fraction de tout ce qu’elle pourrait théoriquement réaliser. Mais cette situation va évoluer. Plutôt qu’une vague de licenciements massive, l’IA pourrait ainsi transformer le marché du travail par érosion progressive.

Même si Anthropic invite à interpréter ses résultats avec prudence, un signal s’avère déjà préoccupant : aux États-Unis, les embauches des jeunes de 22 à 25 ans dans les métiers les plus exposés à l’IA ont déjà reculé de 14 % depuis l’apparition des outils d’IA générative.

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