Plus de décès que de naissances. En 2025, le solde de population française s’est révélé négatif pour la première fois depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, selon le bilan démographique de l’Insee publié le 13 janvier. Ce n’est qu’un début. Ce mouvement va progressivement s’accélérer pour culminer en 2050. Les plus de 65 ans représenteront alors presque un tiers de la population.
L’arrêt de la croissance démographique pose aux finances publiques la triple question du financement de la Sécurité sociale, des retraites et de la dépendance. L’Insee estime qu’en 2050, 2,8 millions de personnes de plus de 60 ans devraient se trouver en perte d’autonomie, contre près de 2 millions aujourd’hui. Ce qui pourrait nécessiter la création de 365 000 places supplémentaires en Ehpad.
Sur le marché du travail, le nombre de personnes en âge de travailler va commencer à diminuer à partir de 2033. Conséquence heureuse : la fin du chômage de masse, l’économie n’ayant plus besoin de créer beaucoup d’emplois. Mais éviter un déséquilibre entre les compétences alors disponibles et les besoins nécessitera d’importants investissements publics dans la formation professionnelle.
Une récente enquête de l’Union nationale des associations familiales (Unaf) montre que le manque de confiance dans l’avenir et le coût de l’enfant sont les deux premiers freins à un projet familial. Une mission d’information créée par l’Assemblée nationale doit remettre, à la fin du mois, une série de recommandations pour réduire l’écart entre le désir d’enfant des Français et sa réalisation.