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Chute de productivité, hausse de la violence : les conséquences en cascade de la canicule

  • Auteur : DECADE FOR CHANGE
  • lundi 29 juin 2026

Certains d’entre vous se souviennent peut-être de cette vieille pub des années 80 pour une eau minérale : « J’me sens tout mou, mou, si mouuu… ». L’humeur de la semaine s’explique. Selon l’OIT, nous perdons 3 % de productivité par degré supplémentaire au-delà de 30 degrés. À cela, trois raisons principales. D’abord, le ralentissement psychomoteur : le cerveau se consacre à la thermorégulation avant de s’intéresser à PowerPoint. Les pauses se multiplient. Et le taux d’absentéisme explose.

Nous ne sommes pas les mieux lotis. Une étude de l’assureur AllianzTrade, parue fin mai, montre que la France est le pays d’Europe où la baisse de productivité globale liée au stress thermique est la plus forte. Les pertes cumulées de PIB pourraient atteindre 240 milliards d’euros sur la période 2026-2030.

En cause ? Un parc de bâtiments mal adaptés aux fortes chaleurs, un système énergétique (notamment nucléaire) sensible aux sécheresses, une population vieillissante – donc plus fragile – et une dépendance élevée à des secteurs sensibles aux conditions climatiques : agriculture, BTP, tourisme… Par ricochet, la chute de production réduit aussi les recettes fiscales : les pertes annuelles estimées atteindraient 1,8 % par an en France d’ici 2030, d’après Allianz Trade.

Et puis au ralentissement économique s’ajoutent d’autres conséquences, sociales celles-là. La chaleur augmente l’inconfort, donc l’agressivité, qui dégénère en violence. Lorsque la température augmente de 10 °C, les risques de crimes bondissent de 9 %. En 2018, une étude espagnole a révélé un autre chiffre édifiant : le nombre de féminicides augmente de 28 % durant les épisodes caniculaires. Il est urgent de boire très frais.

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