Les fausses informations ? Les Français sont 97 % à y avoir déjà été confrontés. Un test mené à l’initiative de l’Arcom montre que cela n’est pas sans conséquence. Car si 60 % prétendent être capables de les identifier, l’étude démontre qu’ils ne sont, en situation réelle, que 25 % à y arriver vraiment. Ces chiffres chocs sont issus d’une étude publiée par le régulateur de la communication audiovisuelle et numérique mardi 24 mars.
Les hommes âgés de 25 à 44 ans, mais aussi ceux qui s’informent principalement via les réseaux sociaux, les moteurs de recherche et les assistants conversationnels, sont les plus susceptibles de tomber dans le piège. À l’inverse, les personnes qui consultent les médias traditionnels sont moins concernées. La diffusion de fake news est, en effet, facilitée par le déploiement des algorithmes et de l’intelligence artificielle générative.
Près de 90 % des personnes interrogées par l’Arcom considèrent que ces fausses informations érodent leur confiance envers les médias et les institutions. Leur coût économique s’avère également considérable : une étude de la société de conseil Sopra Steria l’estime à 417 milliards de dollars pour l’année 2024, à l’échelle mondiale, entre coûts des fraudes et budgets nécessaires pour lutter.
L’Arcom appelle donc à renforcer le Règlement européen sur les services numériques (RSN), afin d’obtenir des plateformes davantage de transparence sur leurs données et sur le type de publicité diffusées. Mais Benoît Loutrel, son patron, déplore le manque de volontarisme qu’il observe de leur part depuis l’arrivée de Trump au pouvoir.