En espagnol, son nom signifie « petit garçon » ou « enfant Jésus ». Mais c’est plutôt un aperçu de l’enfer qu’il promet. Le phénomène El Niño est en train de se mettre en place et débutera probablement à partir de l’été 2026, selon Météo-France. Cet événement modifie la circulation atmosphérique mondiale. En s’ajoutant aux effets du changement climatique d’origine humaine, il peut occasionner des événements extrêmes dans un grand nombre de régions du globe.
Certains modèles de prévision saisonnière suggèrent que l’épisode pourrait atteindre des niveaux tels qu’on parlerait de « super El Niño », occasionnant une augmentation des températures de surface de la mer supérieure à 2 degrés – et donc une hausse des valeurs de température moyenne planétaire proche du record de 2024.
Autres conséquences prévisibles, des conditions plus humides sur la côte ouest de l’Amérique du Sud, la Corne de l’Afrique ou dans le sud des États-Unis, et des conditions sèches de l’Océanie à l’Australie ainsi que sur le bassin de l’Amazonie. Un épisode El Niño tend, par ailleurs, à faciliter la formation de cyclones dans le Pacifique central et oriental.
En France, l’influence d’El Niño est réelle, mais indirecte, atténuée par d’autres facteurs atmosphériques. « Les impacts en Europe sont plus incertains et plus faibles que dans les régions tropicales », souligne ainsi Météo-France.