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Électricité propre et pas chère cherche industriel branché

  • Auteur : DECADE FOR CHANGE
  • lundi 2 mars 2026

La production électrique tricolore se porte très bien. Elle a légèrement augmenté en 2025, pour atteindre 547,5 TWh. Selon le dernier bilan de RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, la France a battu son record d’exportation l’an dernier, rapportant 5,4 milliards d’euros. Enfin, notre électricité est à 95 % bas-carbone – un niveau sans précédent – ce qui nous place à la deuxième place européenne derrière la Norvège.

La demande intérieure, en revanche, n’est pas (encore) au rendez-vous. La consommation, insuffisante, n’a quasiment pas évolué depuis 2024, illustrant les difficultés que rencontre la France à électrifier massivement son économie, et en particulier les secteurs de l’industrie, des transports et du logement. Un paradoxe quand, dans le même temps, les émissions de gaz à effet de serre nationales n’ont baissé que de 1,6 % en 2025 alors qu’elles devraient diminuer de 4,6 % par an pour atteindre les objectifs fixés par la stratégie nationale bas-carbone à horizon 2030.

Ce bilan montre que c’est désormais du côté de la demande d’énergie que la France devra concentrer ses efforts. Pour RTE, « toutes les conditions sont réunies » en termes de réserves et de prix pour que la France puisse électrifier son économie sans devoir faire d’arbitrages.

À l’heure actuelle, 170 projets industriels ont déposé des demandes de raccordement au réseau électrique. La moitié de ces projets envisagent d’être raccordés entre 2025 et 2029. Un début d’évolution de la situation, qui devra être confirmé dans les prochains mois, à l’heure où les débats se crispent autour de l’autonomie stratégique et énergétique de l’Europe. La publication prochaine par la Commission de son Industrial Accelerator Act devrait permettre d’avoir une lecture plus claire de l’orientation que les États membres souhaitent donner à leur économie.

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