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GIEC, CNUCC… Donald Trump ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales

  • Auteur : DECADE FOR CHANGE
  • lundi 12 janvier 2026

En septembre dernier, depuis la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump avait qualifié le réchauffement climatique de « plus grande arnaque de notre histoire ». Il a joint les actes à la parole en signant, mercredi 7 janvier, un décret ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales qui, selon lui, « ne servent plus les intérêts américains ». Ces retraits « mettront fin au financement » de ces entités, accusées de « saper l’indépendance américaine » et de « faire progresser des programmes mondialistes. »

Parmi les organisations ciblées, l’une des plus symboliques est la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Cette dernière constitue le traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux, dont l’accord de Paris de 2015. En quittant la CCNUCC, les États-Unis ne participeront plus aux conférences annuelles sur le climat, les COP. Le décret ordonne également le retrait du comité d’experts scientifiques de l’ONU sur le climat (GIEC), ainsi que d’autres organisations liées à la protection de la planète, comme l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, l’Union internationale pour la conservation de la nature, ou encore ONU-Eau.

L’administration cible également d’autres principes, comme l’égalité femmes-hommes et la santé. Le décret ordonne, par exemple, la sortie des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), mais aussi celle du Fonds des Nations unies pour la population, spécialisé dans la santé de la mère et de l’enfant, et d’ONU-Femmes.

Outre leur impact symbolique, ces retraits auront un effet très direct sur ces organisations internationales, dont les États-Unis étaient bien souvent un contributeur financier majeur. La CCNUCC, par exemple, perdra 22% de sa capacité financière, et l’OMS se verra amputée de 20% de son budget. Et les populations seront les premières touchées. En juillet dernier, la revue médicale The Lancet estimait par exemple déjà que les coupes budgétaires décidées par l’administration Trump dans l’aide internationale américaine pourraient provoquer 14 millions de décès supplémentaires dans le monde d’ici à 2030.

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