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L’aluminium, métal de toutes les convoitises

  • Auteur : DECADE FOR CHANGE
  • lundi 8 juin 2026

De tous les marchés perturbés par le blocage du détroit d’Ormuz, celui de l’aluminium est, après l’énergie, le plus affecté. Son prix a augmenté de 10 % entre février et mars 2026. Une flambée consécutive aux dommages subis par les infrastructures du Moyen-Orient (notamment à Bahreïn et en Arabie saoudite). La région fournit 23 % de l’aluminium primaire mondial, hors Chine.

Indispensable à la transition énergétique, utilisé massivement pour l’électrification, les éoliennes, les panneaux solaires, ainsi que pour les besoins de l’intelligence artificielle, l’aluminium est devenu hautement stratégique. La demande industrielle mondiale excédant désormais largement l’offre, l’OTAN le classe parmi les métaux présentant un « risque d’approvisionnement extrêmement élevé ».

C’est dans ce contexte qu’Aluminium Bahrain (Alba), opérateur de la plus grande fonderie au monde, a fait l’acquisition d’Aluminium Dunkerque, première fonderie d’Europe, pour 2,2 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros). Officialisé lors du sommet Choose France, ce rachat permet à l’acteur moyen-oriental de s’implanter sur le continent européen, son deuxième marché, et de profiter d’une électricité bas carbone sécurisée à 70 % par un contrat de long terme avec EDF.

L’usine française, produisant 300 000 tonnes par an et réalisant 850 millions d’euros de chiffre d’affaires, va devenir l’un des principaux actifs d’Alba, qui s’est engagé à mener une stratégie de long terme et à assurer la sauvegarde des 750 emplois du site. L’État garde cependant un droit de regard : Bpifrance va investir 100 millions d’euros pour prendre une participation minoritaire de 6 % au capital et s’assurer une place au conseil d’administration.

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