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Les 27 face au choix de la préférence européenne pour sauver leur industrie

  • Auteur : DECADE FOR CHANGE
  • lundi 16 février 2026

Une « retraite » au château d’Alden Biesen, en Belgique. Au lendemain du troisième sommet industriel européen qui s’est tenu à Anvers le 11 février, les dirigeants des Vingt-Sept se sont retrouvés pour un sommet informel consacré à la compétitivité. Face à la montée en puissance de la Chine et au virage protectionniste américain, ce rendez-vous avait pour but de discuter de la refondation du modèle économique européen.

L’un des points clés tient à la question de la préférence européenne. Ursula von der Leyen soutient le commissaire à l’industrie, le Français Stéphane Séjourné. Dans le texte qu’il prépare pour fin février (l’Industrial Accelerator Act), le « made in Europe doit devenir un critère de l’octroi des marchés publics et des aides financières ». C’est la position de la France, qui pousse également pour la simplification du marché intérieur, la diversification commerciale de l’UE et un effort massif d’investissement dans les secteurs stratégiques.

L’Allemagne, elle, juge que cette préférence européenne doit être « ciblée et stratégique » et ne pas s’appliquer à toute l’industrie. Les pays d’Europe de l’Est sont opposés à cette préférence, redoutant que cela restreigne leurs pratiques de passation des marchés, notamment dans la défense.

Les Ving-Sept ont encore quelques jours pour accorder leurs violons. Les vraies décisions seront prises au Conseil européen du 19 mars. Ursula von der Leyen a déjà proposé d’y adopter « une feuille de route commune sur le marché unique » pour « éliminer les obstacles restants ».

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