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Pour l’ONU, nous sommes en situation de faillite hydrique

  • Auteur : DECADE FOR CHANGE
  • lundi 26 janvier 2026

S’il fallait donner une image financière de l’eau douce présente sur le globe, on pourrait dire que nous sommes à découvert sur nos comptes courants ET d’épargne : le flux d’eau ne suffit plus à couvrir nos usages et les réserves accumulées sont aussi en train de s’épuiser. Tel est le constat dressé par le rapport de l’Institut universitaire des Nations Unies pour l’eau, publié ce mardi 20 janvier. Les nappes phréatiques, zones humides, sols et glaciers souffrent. L’ONU parle de « faillite hydrique » et appelle à agir.

Les conséquences de cette surconsommation sont déjà visibles. Depuis les années 1990, la moitié des grands lacs dans le monde (dont dépend un quart de la population mondiale) ont vu leur superficie diminuer. Chaque année, 4 milliards de personnes subissent une pénurie d’eau sévère pendant au moins un mois. Les petits agriculteurs et les populations urbaines les plus défavorisées sont les premières touchées.

En utilisant le terme de faillite plutôt que de crise hydrique, l’ONU souhaite éveiller les consciences. Elle appelle à l’élaboration d’un plan structuré pour fixer des limites et repenser la consommation mondiale d’eau. Cet avertissement intervient alors que la prochaine conférence des Nations-Unies sur l’eau aura lieu en décembre, aux Émirats Arabes Unis.

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