Si le CO2 est la première cause de l’élévation des températures dans l’atmosphère, parce qu’il retient le rayonnement terrestre, il est loin d’être la seule. Le méthane, doté d’un pouvoir de réchauffement supérieur, est ainsi responsable d’environ 30 % de la hausse du thermomètre mondial depuis le début de la révolution industrielle.
En 2025, la production record de pétrole, de charbon et de gaz a été à l’origine de 35 % des émissions de méthane d’origine humaine. Il s’échappe par des fuites dans les vannes ou les gazoducs, au cours d’opérations de dégazage direct dans l’air ou encore lors de torchage inefficace (combustion incomplète du gaz) sur des installations.
Selon l’Agence Internationale de l’Énergie, qui vient de publier son « Global Methane Tracker », détecter ou réparer ces fuites permettrait de limiter considérablement les émissions et de récupérer le gaz pour le revendre. Et rappelle que, même si les solutions existent, la plupart des centaines de signataires du « Global Methane Pledge » n’ont pas encore pris de mesures concrètes.
Plus inattendu, des scientifiques chinois et américains viennent de découvrir une autre responsable du réchauffement : l’accumulation de microplastiques dans l’air. La majorité de ces particules, provenant de l’usure des déchets plastiques ou des pneus, sont colorées et absorbent la chaleur. Si leur effet demeure modeste à l’échelle mondiale, la seule façon de lutter, contrairement au cas du méthane, reste de limiter le recours au plastique – ce qui n’est pas gagné.