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« Starfish », le baromètre de la dégradation des océans

  • Auteur : DECADE FOR CHANGE
  • lundi 15 juin 2026

Les changements océaniques s’accélèrent. Publiée le 8 juin dernier, pour la Journée mondiale de l’océan, la seconde édition du baromètre « Starfish », publié par Mercator Océan International, dresse un constat préoccupant de la santé de la grande bleue.

Élaboré par 29 experts internationaux, cet indicateur didactique en forme d’étoile de mer (comme son nom anglais l’indique) révèle une accélération inédite des perturbations physiques. L’élévation du niveau des mers a bondi à +4,2 mm/an sur la période 2012-2025, soit presque le double des décennies précédentes. En parallèle, le réchauffement atteint des records. En juin 2025, de violentes canicules marines ont frappé 20 % de l’océan mondial, provoquant le blanchissement de 84,4 % des récifs coralliens. Près de 1 685 espèces marines sont désormais menacées d’extinction.

Les détériorations ont un prix, mesuré par le « coût social du carbone » appliqué à l’océan. Cet indicateur économique estime les dommages climatiques causés à l’économie de la mer. Pour l’océan, la facture s’élève à 48 dollars par tonne de CO₂ en raison des ravages causés aux pêcheries, aux coraux ou aux ports. Une somme équivalente aux coûts de tous les autres secteurs réunis (santé, agriculture et infrastructures).

Si des lueurs d’espoir existent, comme l’entrée en vigueur du Traité sur la haute mer en janvier 2026, les efforts de protection restent trop fragiles. Seuls 3,2 % de l’océan bénéficient d’une protection intégrale. La science elle-même est menacée. L’administration Trump vient d’amorcer le démantèlement d’Ocean Eye, un réseau crucial de surveillance climatique américain. Il revient désormais à l’Europe d’assumer le leadership technologique en la matière.

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