← Retour

Une équipe de chercheurs imaginent le « Tinder » des jobs : 38 % des actifs prêts à swiper

  • Auteur : DECADE FOR CHANGE
  • lundi 20 avril 2026

Il suffisait d’y penser. Un sociologue, un professeur des universités en droit social et deux entrepreneurs ont tenté d’évaluer la faisabilité d’un « droit à échanger son poste de travail ». Il s’agirait de permettre à deux salariés exerçant le même métier à deux endroits différents d’échanger leurs postes, afin d’optimiser leurs temps de trajet respectifs. Sur le papier, une telle solution réduirait de moitié le temps de trajet de près de 4 millions d’actifs (13 % des salariés) et leur ferait économiser 1 500 euros par an.

Pour qu’elle fonctionne, il faudrait inscrire d’office les salariés à une grande bourse d’échange, afin de garantir le volume indispensable à son efficacité. Les premières professions concernées sont celles qui ne peuvent pas télétravailler : magasiniers, aides-soignants, nettoyeurs, coiffeurs, caissiers… Comme dans une application de rencontre, la plateforme permettrait aux personnes compatibles de « matcher » pour discuter ensuite au sein d’une messagerie sécurisée.

Les auteurs de l’étude prévoient que les employeurs puissent invoquer des motifs légaux pour refuser un tel échange. Mais ils seraient également gagnants, car du personnel passant moins de temps dans les transports est aussi moins fatigué et potentiellement plus motivé et productif.

Selon un sondage Opinionway commandé par le Forum Vies Mobiles, 80 % des Français sont favorables à cette idée. Et plus d’un actif sur trois se déclare personnellement intéressé par un échange de postes tout en jugeant son emploi compatible avec une telle démarche.

article