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Vivre de manière contrainte chez un tiers : symptôme supplémentaire du mal-logement en France

  • Auteur : DECADE FOR CHANGE
  • lundi 9 février 2026

4,2 millions de personnes sont non ou très mal logées en France. Dans la 31e édition de son rapport annuel sur le mal-logement en France, la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-Fondation Abbé Pierre) dresse le constat inquiétant d’une situation qui s’aggrave chaque année.

Cette édition met en évidence la croissance du nombre de Français qui sont contraints de vivre chez des tiers, qu’il s’agisse d’amis, de cousins, d’oncles, de tantes ou de leurs propres enfants. Ils étaient ainsi plus de 600 000 dans ce cas en 2025 (+15% depuis 2013). Cela s’explique notamment par l’augmentation du nombre de familles monoparentales, la paupérisation des ménages modestes et la multiplication des emplois précaires. Pour ces personnes, le quotidien est ainsi marqué par un manque de sécurité résidentielle et d’autonomie, une plus forte exposition à la violence et une forte instabilité sociale, familiale et professionnelle.

Dans son rapport, la Fondation met également la lumière sur les 2,8 millions de personnes toujours en attente d’un logement social ainsi que sur la précarité énergétique qui touche 35% des ménages en 2025 – soit cinq points de plus que l’année précédente.

A l’approche des élections municipales, la Fondation pour le logement des défavorisés appelle les pouvoirs publics locaux à se mobiliser. La lutte contre les passoires thermiques, l’encadrement des loyers ou la régulation de la location de meublés touristiques sont des leviers dont disposent les maires pour agir. A celles-ci s’ajoutent le respect de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbains), votée en 2000, qui impose aux communes de consacrer 20 à 25% de leur parc locatif à des logements sociaux.

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